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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 05:54

 CHATEAU-DE-CHATEAUNEUF-BOURGOGNE-.jpgQuand on se rend à Châteauneuf, plus précisément Châteauneuf-en-Auxois pour en visiter la forteresse médiévale, la surprise, la cerise sur le gâteau, c'est le village lui même : il est parmi les plus beaux de France avec ses vieilles demeures de pierre construites par des négociants bourguignons du XIVe au XVIIe siècles, souvent décorées de sculptures, desservies par des ruelles fleuries, les parterres de roses trémières remplaçant avantageusement les trottoirs. De cette hauteur défensive, le paysage bucolique est magnifique, et donne envie de randonner, d'aller voir le lac voisin, grâce aux itinéraires partant de cette minuscule bourgade néanmoins peuplée de restaurateurs et d'artisans. Et aussi des occupants des résidences secondaires, nombreuses. Après cette flânerie, on se rend bien sûr au château, dont le donjon carré remonte au XIIe siècle ; placé sous l'égide du Conseil régional de Bourgogne, il continue à être restauré et aménagé, sans oublier que l'été, de nombreuses animations culturelles sont prévues


CHATEAU DE CHATEAUNEUF BOURGOGNER (10)-Plusieurs personnages en jalonnent l'histoire, d'abord Jean de Chaudenay qui le fit construire pour son fils, d'où l'appellation de « château neuf », puis au XVe Catherine de Châteauneuf qui fut brûlée sur le bûcher pour avoir empoisonné son mari, avec quelques raisons sans nul doute, et enfin Philippe Pot qui fit évoluer la vocation militaire initiale (enceinte et tours reliées par les courtines) en engageant la construction à la fin du XVe deux logis et une chapelle de style gothique flamboyant. Cette chapelle contient la réplique du gisant de Philippe Pot

CHATEAU-DE-CHATEAUNEUF-BOURGOGNE--7--.jpgLe château contient un mobilier à la fois intéressant et sobre, mais l'ensemble traduit parfaitement l'atmosphère des époques traversées.

Bien d'autres merveilles sont à visiter dans les environs : nous aurons l'occasion de parler, plus tard, du château de Commarin, village où vécut l'écrivain Henri Vincenot auteur du Pape des Escargots

Ce château sera un pôle important du projet patrimonial et culturel axé sur la Bourgogne ducale conduit par la région.

NB : Ne pas confondre avec le village du même nom dans le sud de la Saône-et-Loire

 

Pratique : http://www.region-bourgogne.fr/chateauneuf-en-auxois/activites-pedagogiques-chateauneuf2012_web.pdf

 

Voir aussi http://www.dominique-arnaud-le-mexique-revele.com/

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 05:44

 

stop-gravillons.jpgEn tant que randonneur à vélo, en tant que piéton, en tant qu'automobiliste, je vous dirai aujourd'hui que j'en ai marre du gravillonnage sur les routes , une méthode sommaire mais économique pour renforcer la chaussée et qui perdure malgré des résultats souvent déplorables.

Pourquoi ? D'une part car les gravillons sont souvent trop volumineux et cassent les pare-brise. J'ai vu aussi le fâcheux mélange de gravillons fins avec quelques-uns vraiment gros en prime. Quand ils sont trop fins et abondants, ils provoquent de sérieux dérapages, d'où des risques d'accident. Quand ils sont gros, sur le bord de la route, le piéton reçoit au passage des camions des projectiles dans les jambes. Pour le cycliste, c'est une catastrophe pour les pneus de course, et un vrai piège dans les descentes à virages. Quant aux autos, c'est l'assurance de recourir à Carglass et consorts , qui devraient offrir un pourboire aux services officiels "compétents" car ils leur doivent une partie de leur chiffre d'affaires.

Si au moins les services de l'équipement balayaient les gravillons excédentaires... Mais ce n'est pas toujours le cas, et c'est donc aux pneus des voitures de remplacer les rouleaux compresseurs, et tant pis pour les conducteurs si finalement leur assurance ne veut plus les rembourser ou impose une franchise.

Je pense aussi aux motards, vulnérables comme les cyclistes : comme ils roulent plus vite, le risque encourru est encore accru. C'est pourquoi je recommande d'aller visiter ce site de motards lançant l'opération "Stop gravillons"

J'ajouterai que j'habite en Saône-et-Loire Loire où le problème est bien présent, mais qu'il existe un peu partout en France.

Voir ce site http://www.mat-74.fr/index.php/menunosactions/41-artstopgravillon

Voir aussi http://www.dominique-arnaud-le-mexique-revele.com/

 

 

 

 

 

 

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 17:36

moret sur loing val (9)RR

Une photo traitée sur le mode pointilliste 

Moret-sur_Loing fut une porte de la Bourgogne

Les bonheurs de l'eau

Merveille de l'histoire de France : je ne pensais pas trouver la Bourgogne si loin d'Autun, et pourtant ce fut le cas, lors d'un petit séjour en Île-de-France et plus précisément en Seine-et-Marne, occasion de visiter une charmante cité médiévale dont les remparts et monuments se reflètent dans la rivière, ce qui rend le site particulièrement rieur et enchanteur.

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Evocation du peintre Sisley

Car la présence de l'eau, des pelouses, ça rime avec déjeuner sur l'herbe, canotage, baignade même un peu prohibée. C'est la présence de l'eau qui frappe d'emblée qui arrive à Moret, d'abord celle du Loing, affluent de la Seine toute proche, occasion de nombreuses promenades sur les rivages, d'utiliser l'environnement des chemins de halage, d'observer le trafic touristique sur les canaux et de s'intéresser à la vie des habitants des péniches, qui ont choisi un type de logement original.

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Le rêve réalisé d'habiter sur l'eau

Bavardant avec eux, Valérie, tout comme moi, a aimé apprendre comment on vit à longueur d'année sur l'eau, quels en sont les agréments et aussi les contraintes par exemple la nécessité de radouber tous les dix ans. Un petit chantier naval nous a même permis de comprendre comment on sort de l'eau les lourds bateaux plats pour en refaire l’étanchéité de la coque.

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Une péniche pas comme les autres, portant un vieux bathyscaphe servant

à des spectacles écologiques et humoristiques, c'est l'Axolotl : Voir ici

Toutes ces péniches habitées avec leur passerelles parfois fleuries, c'est vraiment pittoresque. Et quand les résidents veulent partir en vacances, il leur suffit de larguer les amarres pour visiter à petite vitesse toute la France et même l'Europe, cap à l'est ! Ils voyagent non avec une roulotte, mais avec leur résidence principale, coquille aussi lente que celle des escargots !!!

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Nombre de monuments sont à voir, sur l'enceinte de remparts et aussi à proximité : donjon médiéval, vieille église, portes monumentales dont celle dite « de Bourgogne ». En effet, bien que Moret soit en Ile-de-France, la ville fit partie du duché de Boulogne et c'est le roi France Philippe 1er qui en fit l'acquisition pour l'intégrer au domaine royal et y établir une auguste résidence. En fait nous étions là à la frontière entre le domaine du roi de France et le puissant duché de Bourgogne et de Champagne. Si Moret-sur-Loing nous a séduits d'emblée par ses paysages, il nous a aussi intéressés les peintres travaillant sur le motif, notamment les impressionnistes et particulièrement le célèbre Alfred Sisley dont on trouve la trace partout dans la ville. En chaque lieu qu'il a peint avec passion, un panneau montre l'oeuvre et sa correspondance au paysage qui lui a parfois évolué en plus d'un siècle.

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Un espace culturo-commercial est consacré à Sisley et sa visite est d'autant plus intéressante que la charmante hôtesse n'est pas avare d'explications.

Bien d'autres curiosités sont à voir à Moret-sur-Loing comme le moulin, le musée du vélo près du canal, celui du sucre d'orge, sur le Loing, la maison et la tombe de Sisley, etc.

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Mais surtout on respire à Moret une atmosphère extraordinaire : celle qui avait retenu là le grand impressionniste d'origine britannique, ami de Monet, de Renoir, et qui mourut trop tôt pour voir satisfait son ultime volonté d'être naturalisé français, nous expliquait-on à l'espace Sisley. Car l'impressionniste n'avait pas seulement choisi les beaux paysages de l'Hexagone, mais aussi le pays lui-même. Et quand ont voit Moret-sur-Loing aujourd'hui, au soleil, on comprend parfaitement ce choix !

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PS:Petit rappel, c'est le tableau « Impression soleil levant » de Monet qui a donné son nom au mouvement impressionniste, lequel fut d'abord vivement critiqué par l'académisme...Aujourd'hui, la reconnaissance de l'impressionnisme est mondiale, il a magnifiquement survécu à ses détracteurs...

Voir aussi http://www.dominique-arnaud-le-mexique-revele.com/

 

 

 

 

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 05:56

Balade à vélo de la Bourgogne au Berry le long de la Loire

Si se balader en bonne compagnie apporte des agréments multiples et divers, la randonnée en solitaire présente d'autres charmes, permet de voyager en soi-même et de se ressourcer un peu, tout en ne tenant compte que de ses propres envies.

 

Cent kilomètres par jour : raisonnable

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Le premier plan est berrichon et l'arrière-plan bourguignon : La Charité-sur-Loire

C'est ce que je viens de faire en deux jours : 201 km aller et retour à bicyclette, en passant sans cesse de la Bourgogne au Berry, et plus précisément de la Nièvre au Cher, et vice-versa, l'idée étant aussi de repérer les possibilités offertes par le parcours « La Loire à vélo » qui peut conduire de Bourgogne à l'Atlantique, au fil de l'eau, en vue de projets ultérieurs.

 

Le dernier fleuve sauvage...

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Et si cet écrit devient un fleuve, ne m'en veuillez pas, car il est inspiré par un autre, la fameuse Loire qu'on dit le « dernier fleuve sauvage d'Europe », un fleuve qui au fil de ses caprices remanie son lit, crée ou emporte ses îles, modifie ses chenaux... La Loire aimée de Balzac qui décrivait : « La belle lame d'or de la Loire... »

 

La lie d'un grand cru

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"Comme je descendais des fleuves impassibles..."

L'étymologie du mot Loire évoque la vase ou le limon, et serait la même que celle du mot « lie », le dépôt propre aux vins vieillissant.

A propos de la distance parcourue, qui paraîtra modeste à bien des sportifs et énorme aux sédentaires, disons qu'elle était à la fois trop importante pour tout visiter dans le détail, et trop faible eu égard au plaisir ressenti à rouler sur de petites départementales et mieux sur la séduisante « voie verte » balisée à l'intention des cyclistes.

On en rencontre beaucoup sur l'itinéraire, juchés sur des bécanes de tous types, on leur dit bonjour, qu'ils soient stylistes ou campeurs lourdement chargés ; on voit aussi nombre de « marins d'eau douce » qui ont choisi de passer leurs vacances sur une péniche de tourisme navigant passant les écluses du Canal latéral à la Loire. Leur bonheur fait plaisir à voir. Ils sont encore plus contemplatifs que les pilotes de vélocipèdes... Cependant sur le pont, ils ont un vélo, avec un panier, pour les courses...

Le vélo tous chemins aurait été utile

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Fleury sur Loire

Au départ de Fleury-sur-Loire, non loin de la jolie ville de Decize, la riante halte nautique est du reste la première image enregistrée, mais je renonce à emprunter le chemin de halage, trop rugueux et gravillonné pour mes roues de course... Fleury est dominé par une jolie église de style roman, je gare l'auto sur son parking, et la route se montre fort agreste jusqu'à Chevenon où se trouve un impressionnant château-fort du 14e siècle (imposant monument historique caché par les  bois).

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Fleury sur Loire, la halte des marins d'eau douce

Intéressant pont-canal

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Passés Sermoise-sur-Loire et Challuy (au sud de Nevers), j'arrive à Gimouille : ce sont bientôt les épousailles de l'Allier et de la Loire, et non loin du Bec d'Allier, le déversoir, l'intéressant pont-canal de Guétin, un des plus importants de France, qui permet au Canal latéral de la Loire et à ses bateaux de passer au dessus de l'Allier : un prouesse technique et un sacré point de vue !

loire-rando-vers-sancerre--2-pont-canalR.jpgCe pont-canal est construit en pierre locale, originaire d'Apremont-sur-Allier et j'ai pu voir sur l'Internet qu'il est recensé à la fois dans la Nièvre et dans le Cher : symbolique trait d'union entre Bourgogne et Berry.

Je rejoins ensuite Cuffy puis Cours-les-barres, en ne m'éloignant pas du Canal latéral, puis je prends la direction de Nevers pour rejoindre « La Loire à vélo », un parcours bien agréable même si le balisage reste perfectible. Bon, mais un cycliste n'est jamais à quelques kilomètres près et le chemin des écoliers vaut toujours le coup dans cette belle région du centre de la France.

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Tout le long de l'itinéraire, la traversée de la nature est très agréable, surtout par beau temps, ce qui ensoleille ma première journée. Ce sera autre chose quand je repasserai à Gimouille...comme son nom l'indique.

A la Charité, retour en Bourgogne

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Arrivant en vue de la Charité-sur-Loire, on ne peut que s'arrêter pour admirer le panorama : de l'autre côté du fleuve, au bout de son pont de pierre, la cité médiévale est magnifique, autour de son église prieurale consacrée au début du 12e siècle. Dans le dédale des ruelles pittoresque je trouve une taverne aimable pour savourer rapidement une langue de bœuf et me voilà reparti le long de l'itinéraire cycliste longeant une vaste réserve naturelle, le lit du fleuve se montrant d'une grande richesse écologique qui mériterait bien mieux que mon survol d'aujourd'hui. Mais je respire l'atmosphère de zone humide de ce coin de nature préservé. J'y guette le héron et imagine la remontée du saumon atlantique.

Le piton de Sancerre

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C'est par Saint-Satur que j'aborde ensuite Sancerre, et comme je ne suis pas saturé de vélo, je franchis deux fois le pont, car j'adore les ponts de la Loire, histoire de voir couler le fleuve parmi les îles, avant de grimper, 150 mètres plus haut, jusqu'à la capitale du Sancerrois, sur son fameux « piton ».

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J'observe en passant une jolie placette ombragée à St-Satur.

Oui un piton, c'est ce qu'on dit ici ! Bonne côte mais qui ne fait pas peur à un résident du Morvan... Côte qui me demande quand même le petit plateau du vélo, ce qui fait sauter la chaîne, le dérailleur avait du être mal réglé lors du changement du pédalier... Ah les doigts pleins de cambouis ! La petite ville perchée offre de beaux panoramas, surtout si on grimpe, ce que j'entreprends bien sûr, les presque deux cents marches qui donnent accès à la tour médiévale des Fiefs, vestige d'une puissante forteresse ddu 14e siècle. Accueillant aux cyclistes, l'hôtel du Rempart offre de dîner sur sa terrasse paysagère et le forfait étape est plutôt doux. Gastronomie moyenne, mais le chou farci passe bien, l'essentiel étant dans l'amabilité de l'accueil et dans le bon confort de la chambre.

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SANCERRE EST AUSSI LE PAYS DU VIN

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Le retour sous la pluie, « singing in the rain »

Les meilleures choses ont une fin, le beau temps notamment, et le lendemain, le retour se fait sous la pluie. Trompé par le balisage, je grimpe (pour rien mais c'était bien) d'abord la côte de Vinon, occasion de voir le vignoble tout mouillé,

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d'admirer la vieille église de Saint-Bouize, et de passer par Pouilly-sur-Loire, haut-lieu œnologique, qui est la porte et la vitrine de la réserve naturelle déjà évoquée.

A propos de la pluie, je dirai qu'une fois bien trempé, on ne peut l'être davantage et que tout redevient agréable, même si on dégouline de partout, surtout lors de la halte réconfortante à l'Auberge du Pont-canal près des écluses de Cuffy Le Guétin. Vraie gastronomie à petit prix.

Pour sourire, lors du périple j'ai traversé le village de Herry... Il paraît que cette commune est peuplée de Hérissons, c'est du moins le gentilé que j'ai trouvé sur Internet ! Mais mes pneus n'ont rien trouvé d'assez hérissé pour leur nuire !

Autre conclusion : au retour à Fleury, mon compteur n'indiquait que 97 km pour la journée : j'ai donc poussé jusqu'aux Bruyères-de-Fleury, au milieu des Bois, par une route bucolique, pour atteindre la distance souhaitée, soit les 100 km ! Ah ! le vélo, quand on aime...

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Le long du canal, le cycliste est plus rapide que le bateau...

 

 

Voir aussi http://www.dominique-arnaud-le-mexique-revele.com/

 

 

 

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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 04:41

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 Région d'Autun : Balade à la chapelle d'AUXY

 

Une jolie balade sylvestre et agreste à faire au départ du hameau de Fragny sur les hauteurs d'Autun (D287). Après s'être garé près de l'église, nous prenons les vélos pour atteindre (direction Marmagne) le sommet de la côte, et atteignons le point culminant de la balade, à 580 m d'altitude, en pleine forêt. On prend à gauche pour descendre la route forestière de l'Epousée, très agréable, qui conduit d'abord au monument érigé en la mémoire de Léon Magnard, résistant, inspecteur principal des Eaux-et-Forêts, puis, après avoir traversé la N80 à l'accueillant village d'Auxy. Là on traverse la route principale, la D978 pour parcourir la commune jusqu'au vieux tilleul datant d'Henry IV, puis jusqu'à l'église classée de style roman au remarquable choeur en cul de four.

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Poursuivre par la tranquille D298 jusqu'au hameau de Repas, en admirant au passage l'étang Neuf. La seconde voie à droite conduit à la jolie chapelle de Repas, au clocher couvert de tuiles en bois, qui se trouve dans un site campagnard remarquable, embelli pour une pierre levée faisant penser à un dolmen, et par la proximité d'un étang en forme d'anneau. Il fait penser à d'anciennes douves...

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On peut pique-niquer là, à l'ombre des chênes et frênes, en contemplant le vol des libellules, en écoutant le gazouillis des oiseaux, et en respectant absolument la propreté du lieu (il y a même une poubelle) Continuant cette petite route champêtre, il faut au carrefour, prendre à gauche pour rejoindre la route principale à la Celle-d'en-Bas. La Vieille Route, très agréable, ramène tranquillement à la route de l'Epousée, prise au départ, mais on peut aussi faire un détour par le village d'Antully, et revenir par les hameaux des Gouachots et de la Coudre. Une balade d'environ 25 km, à faire à pied ou à vélo, en se munissant de la carte IGN Le Creusot 2925O, indispensable pour ne pas s'égarer

 

Voir aussi http://www.dominique-arnaud-le-mexique-revele.com/

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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 09:27

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Livres : Les impressionnantes "Légendes du Morvan"

 

Découvert à la Maison de la Presse d'Autun, c'est un petit livre plein de charme, à prendre dans la poche pour agrémenter la pause, lors d'une balade dans les bois, à lire aux enfants, peut-être en édulcorant un peu, ou encore à savourer au coin du feu, pour se faire délicieusement peur.

Il s'agit des « Légendes du Morvan » qui sait fort bien parler de ces petites montagnes mystérieuses, au présent comme au passé, et aussi raconter les histoires qui donnent une tout autre dimension aux belles collines arrondies et boisées se mirant dans des lacs merveilleux reflétant aussi le ciel.

Les fables, les légendes, représentent l'âme d'un pays qui mérite d'être exploré, qui est à la fois éloigné de tout, au cœur de la sylve profonde, et hospitalier par les commerces persistant dans ses petits villages riants.

L'auteur, Sandra Amani, a fort bien su, dans un joli style de contes de fée, raconter les histoires de la wivre, - ou vouivre ? - de la pierre qui vire, de la bête faramine, du feu follet, en situant localement l'action de manière précise, qu'il s'agisse du mont Beuvray ou de Ménessaire, enclave de Côte d'Or entre La Nièvre et la Saône-et-Loire.

De jolies illustrations ajoutent au charme de l'ouvrage dont le seul défaut est de se lire trop vite. Pas grave car son prix est doux, aux éditions de l'Escargot Savant...

http://www.escargotsavant.fr/

 

Voir aussi http://www.dominique-arnaud-le-mexique-revele.com/

 

 

 

 

 

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 16:25

Certes, ce voyage n'est pas situé en Bourgogne, mais il y a des côtes,

des forêts, et du vin, et puis c'est moins loin que le Mexique, sujet de mon autre blog

 

Grimpettes et rudes pentes montagnardes, du côté de l'Hérault : l'Aigoual !

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Transumance à l'Aigoual

 

Quel contraste entre l'atmosphère purement méridionale de Claret*, point de départ, un village favorisant la sieste sous les platanes, au milieu des vignes, au pied de collines calcaires où la roche affleure, où embaument le thym, le romarin et le genévrier, et les hautes montagnes des Cévennes, pourtant proches, parcourues de torrents, amoncellement de blocs abrupts, dont les pentes sont recouvertes de châtaigners et aussi de forêts de hêtres et de résineux.

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Vétéran sur son vélo !

A Claret, terre languedocienne, les ruisseaux sont secs tandis qu'au mont Aigoual, à plus de 1500 mètres (1569 exactement), la station météo enregistre des records de pluviométrie !

Partis de Claret, nous avons d'abord, Manu et moi, gravi la crête de la Taillade qui domine de ses flancs abrupts les riches vignobles avant de redescendre vers Saint-Bauzille-de-Putois.

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Pompignan de la Taillade - au retour -

Pour le cycliste, les choses se corsent à nouveau, à partir de La Cadière-et-Cambo, pour remonter les gorges vers Cézas et le Col du Lac, belle montée suivie de vallonnements avant la plus forte descente vers Sumène, mains sur les freins (descente que nous ne remonterons pas, ayant trouvé l'équivalent un peu plus loin pour le retour).

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Dans la montagne

De Sumène, vive remontée vers le village de Saint-Martial et le col de la Tribale un peu plus haut avant de redescendre vers Valleraugue au pied de l'Aigoual où nous attend un gîte accueillant, et la table d'hôte, histoire de se remettre de quelque 1200 mètres de dénivelée fractionnée, une bonne mise en jambe avant d'attaquer l'Aigoual le lendemain, 1201 m de dénivelée par le col de l'Espérou - où il y avait un marché de terroir - .

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Du sommet, on voit la route qui fut gravie et les lacets

 

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Nous sommes montés à vélo, pas en bus, contrairement à ce qui est marqué dessus !!!

La montagne est délicieusement boisée, les ruisseaux coulent partout, les paysages sont grandioses, mais le géant se grimpe bien, la pente ne dépassant pas 7%. Après la visite de la fameuse station météorologique, nous redescendons à vive allure, déjeunons à Valleraugue

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Bord de l'Hérault à Valleraugue

au bord de l'Hérault (à une terrasse) prenant sa source un peu plus haut, et repartons vers Saint-Martial, en franchissant dans l'autre sens le col de la Tribale.

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Terrasses à oignons à Saint-Martial

Saint-Martial est un village charmant qui a perdu beaucoup de ses habitants, mais est très pittoresque avec sa belle église romane où conduisent d'étroites ruelles. Les murs soutenant des terrasses cultivées, dont la spécialité est l'oignon, ainsi que la pomme de terre, caractérisent cet espace agricole autrefois riche de ses vers à soie – anciennes magnaneries - et d'élevages divers. Nous passons une bonne nuit à Saint-Martial après donc 1600 mètres de dénivelée dans la journée.

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Eglise romane à Saint-Martial

La troisième étape est la plus courte, mais pas la plus facile, car le montée du col de la Pierre Plantée (nom qui n'est pas unique en France), en utilisant la route de Saint-Roman-de-Codières et Cros, est de très fort pourcentage. Paysages montagneux très forts qui contrastent avec l'arrivée à Saint-Hyppolite-du-Fort : à nouveau c'est l'ambiance méridionale et les collines brûlées par Phébus : après le pique-nique dans la garrigue non loin du barrage curieusement à sec de Ceyrac, c'est à nouveau par Pompignan la montée de la Taillade vers Claret, une côte sans grande difficulté, mais sous un soleil de plomb qui me fait réduire le braquet.

 

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Au col de la Tribale gravi dans les deux sens, autre vétéran...

En conclusion trois belles journées de balades cycliste en montagne, avec un total de 202 km linéaires et 3000 mètres de dénivelée ascendante, dont 600 le dernier jour,presque toujours sur de petites routes désertes mains néanmoins fort praticables. Pas de record cycliste, mais père et fils sont contents de ce partage.

 

 

  • Outre la vigne, une spécialité de Claret est le travail artisanal du verre. Très joli.

  • A conseiller Lou Régalou, hôtel restaurant à Saint-Martial (cuisine réputée, hébergement de qualité à prix doux)

  • Le gîte d'étape et table d'hôte Le Cagnel à Valleraugue (le patron est randonneur et il cuisine en connaissant l'appétit de ses congénères)

    http://www.dominique-arnaud-le-mexique-revele.com/

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 06:17

 

Incontournable, le musée Rolin à Autun

 

Que faire à Autun le premier dimanche de juin quand le printemps tarde toujours à arriver, quand la ville semble endormie, tout juste réveillée par une équipe de motards venant boire un verre sur sa place centrale ? Eh bien aller faire un tour au musée Rolin, belle demeure remontant au XVe siècle qui évoque le fameux chancelier Nicolas Rolin, fondateur de l'hôtel-dieu de Beaune.

Ce beau musée de province proche de la cathédrale, contient bien des œuvres majeures. Il vient d'être mis à l'honneur par la frappe d'une nouvelle médaille évoquant la ville d'Autun. Cette médaille représente une œuvre fameuse, la Tentation d'Eve de Gislebertus qui date du début du XIIe siècle,

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et est une pièce maîtresse du musée. Occasion de découvrir de nombreuses autres sculptures médiévales et aussi de voir le film en 3 dimensions révélant sous un jour nouveau les détails du fameux tympan de la cathédrale Saint-Lazare, sans oublier un autre chef-d'oeuvre, le mausolée de saint Lazare. Le film, par les prises de vue saisissantes et le commentaire éclairé, nous fait pénétrer au cœur des croyances médiévales résumées dans le tympan.

Au musée d'Autun, il est un autre sujet d'admiration : la grande finesse artistique des collections gallo-romaines contenant une foule d'objets précieux, et aussi de saisissantes mosaïques. Cette ensemble complète les remarquables vestiges romains que sont le temps de Janus, les portes d'Arroux et Saint-André, et le théâtre majestueux, dominant lac. Parmi les peintures du musée Rolin, qui malgré les siècles ont conservé une étonnante fraîcheur, on remarque enfin

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La Nativité au Cardinal Jean Rolin qui date de la fin du XVe, œuvre attribuée au Maître de Moulins.

 

Je ne ferai pas ici l'inventaire exhaustif de ce lieu à visiter à tout prix, et notamment le premier dimanche du mois (entrée gratuite) mais conclurai par la mise en évidence d'un tableau qui montre la porte d'Arroux, illustrant la vie autunoise au XIXe siècle, ce qui nous laisse pleins de nostalgie... 

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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 08:59

Le lac des Settons pavillon bleu

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En Morvan, nous avons la chance de disposer de très beaux lacs, souvent en altitude, où l'on peut se baigner dans des eaux claires et souvent tempérées à la belle saison. Ces merveilleux miroirs du ciel se trouvent tous dans un écrin de verdure et l'eau y est généralement de bonne qualité. Mais pour favoriser le tourisme, encore faut-il quelques équipements, ce qui est le cas au lac des Settons. C'est pourquoi, pour la quatrième fois consécutive, la commune de Montsauche-les-Settons dans la Nièvre vient de se voir décerner le fameux pavillon bleu pour sa base de loisirs, un label qui est un vrai signe de qualité. Il faut savoir qu'il n'y a en France continentale qu'une petite trentaine de plans d'eau concernés par cette récompense enviée et que le lac des Settons est le seul labellisé de la région. Pour en trouver d'autres, il faut aller en région parisienne, dans le Jura, en Auvergne où du côté des pays de Loire.

Voir aussi : http://labourgognereveleedarnaud.over-blog.com/article-a-velo-vers-les-plages-du-morvan-au-lac-des-settons-108834378.html

 

et : http://www.dominique-arnaud-le-mexique-revele.com/

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 17:54

 

Le château où Vauban aimait vivre : Bazoches

 

BAZOCHES-DU-MORVAN--9-Rr.jpgC'est une excursion à faire même par mauvais temps, car cette vieille demeure reste, siècle après siècle, un havre confortable, niché à mi-pente d'une verte colline, au dessus du village de Bazoches-du-Morvan. Nous sommes, dans un paysage bucolique et reposant, à dix kilomètres de l'admirable Vézelay une destination qui vaut le voyage à tous points de vue, même gastronomiques car dans le coin les bons restaurants de toutes catégories ne manquent pas, par exemple à Saint-Père... ce qui n'est pas forcément dans mes moyens...

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Très élégant ce château féodal prenant la forme d'un trapèze est richement meublé tout en conservant une simplicité qui convenait à son illustre propriétaire, le fameux Vauban dont on découvre non seulement la manière de vivre, de sa chambre à l'impressionnante bibliothèque et à la galerie, mais aussi les multiples facettes d'un homme universel dont l’œuvre écrite va bien au delà de l'héritage architectural militaire qu'il a laissé.

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Essayiste et philosophe, il rédigea même un audacieux projet de réforme fiscale. Voilà un homme qui toute sa vie, a préféré le vrai travail au métier de courtisan ! C'est librement qu'on visite le château de Bazoches, qu'on s'imprègne de son atmosphère, avant d'aller respirer parmi les parterres à la française inspirés par son ami Le Nôtre, le fameux jardinier du roi. De la terrasse, l’œil se repose dans l'un des plus paisibles paysages bourguignons.

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Le château est remarquablement meublé

Reprenant la route de Vezelay, on peut s'arrêter au site des Fontaines salées, anciens thermes gallo-romains.

Mais auparavant, il faut aller déjeuner. Je conseillerai un restaurant tout simple, La Grignotte à Bazoches où l'on mange très bien à petit prix, et où l'accueil est fort sympathique

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Le plan relief de Neuf-Brisach (une ville forte signée Vauban que je connais bien)

A noter que notre périple au départ d'Autun (Saône-et-Loire) nous a fait passer par la Côte-d'Or (Saulieu), par l'Yonne (Avallon et Vézelay) et enfin par la Nièvre pour arriver à Bazoches, soit par les quatre départements de la Bourgogne. A noter aussi que dans cette région centrale, nous trouvons la ligne de partage des eaux des bassins de la Seine, de la Loire et du Rhône (Saône)

En bref : une visite à ne pas manquer !

 

Site du château : http://www.chateau-bazoches.com/accueil.htm

Voir aussi ce blog : http://www.dominique-arnaud-le-mexique-revele.com/

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  • : Auteur d'un blog sur le "Mexique révélé" mais aimant aussi la Bourgogne, région tellement française, il me fallait bien créer une page particulière à propos du paradis des gastronomes, des amoureux de la nature et du patrimoine. L'ancien journaliste que je suis trouve là le moyen de renouer avec ses anciennes rubriques. Dominique Arnaud
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