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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 07:16

Balade dans l'histoire en moyenne montagne : le mont Beuvray

Il y a bien des manières d'aborder Bibracte, haut lieu historique situé au mont Beuvray, un des plus hauts sommets du Morvan qui dépassant les 800 mètres d'altitude rivalise avec son presque voisin, le Haut Folin, culminant lui à 901 mètres, mais se montrant moins intéressant, l'horizon étant caché par les cimes des arbres. Qu'importe d'ailleurs l'altitude de ces sommets boisés qui n'ont rien d'alpin. Ils sont par contre de vrais trésors naturels et un stade magnifique pour les randonneurs de tout poil.

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Visite archéologique guidée.

Bien sûr, on va d'abord à Bibracte pour un voyage de plus de 2000 ans dans le passé puisqu'au carrefour des itinéraires de communications et notamment des voies navigables, Bibracte fut fondé au 2e siècle avant J.-C. par le peuple gaulois des éduens. Protégée par des remparts, elle abrita des milliers d'habitants, accueillit tant Vercingétorix qui y fut proclamé chef de la coalition gauloise que Jules César qui y rédigea ses commentaires sur la Guerre des Gaules, mais fut rapidement abandonnée au profit de la ville nouvelle d'Autun, portant d'abord le nom d'Augustodunum, située plus commodément dans la vallée de l'Arroux à quelques lieues de là.

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La chapelle sommitale.

Aujourd'hui Bibracte est à la fois un site archéologique, un milieu naturel, un musée sur la civilisation celtique, un important centre de recherche et de formation sur l'archéologie.

Au départ du musée, les visites guidées sont passionnantes, conduisant le visiteur d'un chantier de fouilles à l'autre, permettant d'en apprendre énormément sur les relations amicales ou tendues qui évoluaient entre les Romains et les Eduens (voir ce site http://www.bibracte.fr/fr/decouvrez/bibracte/la-ville-gauloise_02_01_05.html)

On peut aussi se contenter d'aller à Bibracte pour aller randonner dans la forêt, en toutes saisons.

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La descente à travers la futaie

 


Outre les sentiers balisés de randonnée à partir de Saint-Léger-sous-Beuvray, aimable bourg-étape aimablement commerçante, on peut laisser sa voiture au parking du musée de Bibracte et partir à pied ou à vélo sur la petite route très fortement pentue qui en deux kilomètres permet de gagner le sommet (admirer le panorama de la Chaume, espace dégagé où se trouvent une table d'orientation et un monument. Tout près, une chapelle précédée d'une croix est à admirer à l'ombre des vieux hêtres. Elle se trouve à l'endroit d'un ancien temple gallo romain)

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Retour à une altitude plus bucolique

Sur l'autre versant la descente se fait par la petite route également très pentue qui descend vers la Place aux Laides, ce qui n'a rien à voir avec des femmes sans grâce, laides étant une transformation du mot ladre. Il y avait donc, en ce lieu, une communauté de lépreux qui vivaient, comme de coutume, à l'écart de la ville. Après avoir passé le lieu-dit Les Jours, on atteint la départementale 3 qui ramène le randonneur au parking par une pente douce. Comptez environ 9 km soit 2 h 30 d'un pas tranquille.

La balade vaut surtout par la montée à travers les chantiers de fouille du site, et par la descente le long d'une voie qui serpente dans des espaces évoquant la sylve vosgienne. Flore et faune très variées s'y laissent admirer.

Il est également possible de redescendre du mont Beuvray par le GR 131, tout dépend de l'équipement donc vous disposez, mais la route en macadam est assez calme pour n'être point rébarbative. D'autant plus qu'elle fleure bon la résine des conifères 

Voir l'article précédent  http://labourgognereveleedarnaud.over-blog.com/article-la-gargouille-coquine-de-la-cathedrale-d-autun-110457886.html

et mes autres blogs

 

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 17:56

 

Quand on se balade le nez en l'air dans une ville au riche patrimoine, on va de surprise, mais il faut avoir l'oeil. Notamment quand on détaille les gargouilles des édifices religieux, aux formes fantastiques et extraordinaires souvent sculptées avec infiniment de talent. Hélas les outrages du temps les rendent moins lisibles et les détails peuvent être cachés par la patine noire recouvrant par endroits les pierres séculaires.

gargouille coquine autun

On se demande parfois ce que viennent faire ces détails sur une église. Je me souviens d'avoir admiré, à Quillebeuf-sur-Seine, une gargouille fort impudiquement et virilement sexuée. Mais cela n'a rien d'étonnant quand on sait que les gargouilles avaient, outre la fonction de préserver les murs des dégâts de l'eau de pluie, la mission d'éloigner le mal des églises, de faire fuir les esprits malins d'où leur aspect terrifiant. Dans cet ordre d'idée, la cathédrale d'Autun possède une gargouille qui fera sourire l'observateur qui la cherchera du jardin se trouvant à l'arrière de la cathédrale romane. Alors que la majorité des gargouilles rejettent l'eau de pluie par leurs gueules effrayantes, cette gargouille particulière utilise l'autre extrémité de son tube digestif.

Le personnage humain dénudé qu'elle représente a le visage et les pieds contre la muraille, les jambes tendues, les mains soutenant les cuisses et les fesses prêtes à « canonner ». Manifestement, cette gargouille à qualifier de coquine ou de cochonne est de sexe masculin. Une curiosité qui, comme on dit, vaut le détour...

En commentaire, Stéphane a écrit : "J'y vois nettement un cul tendu en forme de gland...à chacun son onirisme en liberté et puis...les images sont si proches!"

 

 

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 10:50

 

 

Ce n'était pas « à l'heure où blanchit la campagne », heure si joliment exprimée par Victor Hugo, mais un peu avant, quant la nuit noire laisse place à une vague lueur dans laquelle j'ai vu la dernière chauve-souris rentrer au bercail.

De plus, la campagne avait réellement blanchi, en cette fin d'été, quand je me suis enfoncé un bonnet sur la tête avant de recouvrir mes chaussettes d'une deuxième paire et d'enfiler mes gants de cuir. J'avais vérifié la veille le bon fonctionnement de l'éclairage du vélo. Zéro degré sur la fenêtre et me voilà parti, à travers Autun s'éveillant, vers la Croix de la Libération qui trois cents mètres d'altitude plus haut, domine la vallée de l'Arroux : une bien jolie balade forestière que j'ai déjà évoquée et qui me parut un peu plus dure que d'habitude. Forcément : dans l'obscurité, je n'avais pas vu que mon pédalier était resté sur le plateau médian, alors que je croyais la chaîne sur la petite couronne crantée. D'où un braquet trop grand...

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Arrivé néanmoins sans difficultés au sommet, j'eus le bonheur de voir le spectacle superbe du soleil se levant sur la ville romaine, les monuments se trouvant dans l'écrin de la campagne discrètement blanchie par le gel, tandis que la brume, dans la zone du Lac, créait un spectacle saisissant. C'est au retour, dans la longue descente vers Mesvres, que j'ai vraiment ressenti la morsure du froid, mais quel bonheur, à deux jours de l'automne, de profiter d'une fin d'été aussi vivifiante !

 

Le jardin bio de Couhard

 

La veille, ce fut, dans une ambiance plus vraiment estivale malgré le soleil, une balade différente, avec Brigitte, au départ de la fameuse Pyramide de Couhard : une randonnée pédestre fort agréable vers la cascade et les gorges de Brisecou, puis la forêt de la Planoise, mais qui au départ fut l'occasion d'admirer, dans un paysage superbe, un jardin extraordinaire par ses fleurs rarement vues entourant des parterres potagers délimités à l'ancienne par des tressage de bois, le tout formant un très bel ensemble.

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LE JARDIN DES CURIOSITES

Au hameau de Couhard donc, il s'agit du « jardin des curiosités » de l’association « Par Nature » dont les actions ont commencé il y a 5 ans à la Celle-en-Morvan* et qui met en place des opérations de sensibilisation, de découverte, d'information sur les alternatives écologiques, la nature, le jardinage, l'agriculture bio, le patrimoine que représente les anciennes variétés cultivées, la transmission des savoirs anciens.

Le jardin, dont l'entrée est libre, se trouvant actuellement à Couhard poursuit l'oeuvre commencée à la Celle-en-Morvan sur un terrain s'avérant maintenant trop petit. L'espace y est conçu pour être une découverte à chaque pas à travers les plantes, les méthodes de culture, les espaces tests, les paillages, le compost...

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Bien sûr l'objectif est aussi d'atteindre les plus jeunes au plan pédagogique, d'où un jardin bio des enfants.

Pour rencontrer des membres de l'association, il suffit de se rendre au jardin de Couhard le vendredi de 10 à 12 et de 14 à 16 h ou de surfer sur ce site qui contient toutes les informations manquant ici : http://www.jardins-par-nature.com/apprendre-jardin-pedagogie/

 

Bonne balade donc à Couhard, charmant hameau qui offre un des plus beaux panoramas sur Autun, ce qui ne gâte rien !

* à la Celle en Morvan, belle roseraie près de la mairie.

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 06:07

LE PATRIMOINE DU CHAROLAIS REGALE ET RAVIT TOUT A LA FOIS

Tout au sud* de la région, la Bourgogne a aussi sa petite Venise (eh oui!) grâce aux détours de l'Arconce, affluent de la Loire et de la Semence dont les berges fleuries rehaussent la beauté d'une vrai ville, sous-préfecture de surcroît bien qu'elle n'ait pas plus de 2800 habitants ; une démographie en baisse dans un secteur rural pourtant luxuriant voué à l'élevage de la fameuse race à viande, la charolaise !

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Le Charolais n'est pas toujours charollais (photo prise à Autun)

Bizarrerie orthographique

S'il qualifie les habitants de la ville de Charolles ou la ville elle-même, le mot charollais prend

deux L

Par contre, s'il s'agit de la région du Charolais et de sa réputée race bovine, il n'y a qu'un L

Visitée à l'occasion des journées européennes du patrimoine, Charolles avait tout pour nous ravir. D'abord par l'accueil chaleureux reçu dans tous les lieux rencontrés alors qu'en cette occasion, nous n'avions pas la bourse à délier...

Le Syndicat d'initiatives proposait exposition et visites guidées, ainsi qu'un plan de ville facilitant notre itinéraire débutant par le site de l'ancien château, aujourd'hui mairie, encore fier de ses tours de Charles le Téméraire et des Diamants.

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La tour du Téméraire

 


En terrasse au dessus des remparts, le jardin public offre de belles perspectives sur la vallée et permet de localiser les principaux monuments, notamment l'hôpital, surmonté d'un dôme, et le Prieuré devenu un très beau musée où la taille de la pierre rejoint l'art de la céramique, de la faïence et aussi de la peinture avec Jean Laronze.

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Petite Venise


L'église de Charolles est si superbe que l'on s'étonne d'apprendre qu'elle n'est que néo-romane, car construite dans la seconde partie du XIXe siècle pour remplacer l'ancienne église Saint-Nizier devenue trop petite. Une très belle construction ! On y apprend un important projet d'orgue franco-flamand. De nombreux restaurants sont hospitaliers en centre-ville, du plus luxueux au plus simple, mais nous avons été raisonnables en choisissant « Le Siècle, entre Lyon et l'Yonne », au très bon rapport qualité-prix, qui nous servit une très goûteuse quenelle de brochet et une excellente tranche de bœuf, du Charolais bien sûr, le tout arrosé de Givry, un premier cru de Bourgogne au tarif doux.

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Le Prieuré et ses expos

Un bœuf charolais dont on apprend tout à la Maison du Charolais qui lui est consacrée. Après avoir visité la captivante exposition didactique faisant la promotion de la spécialité locale, on peut, au choix, goûter ou se restaurer avec quelque savoureuse belle pièce juteuse au restaurant de cette maison fort hospitalière.

Au programme de la journée il y avait encore la visite de l'atelier Davoine, guidée par le petit-fils du sculpteur René Davoine, la découverte du groupe folklorique des Gâs du Tsarollais, et celle des four à chaux de Vendenesse-lès-Charolles, mais pour tout cela, il aurait fallu disposer de plus d'une journée, nous y reviendrons, par exemple un mercredi, le jour du marché à la fois forain et fermier, assez intéressant pour avoir été labellisé par la région bourguignonne.

 

* par la route Charolles n'est qu'à une centaine de km de Lyon, environ 90 km à vol d'oiseau

Voir aussi :

 

 

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 06:22

 

Qui ne craint, l'âge venant, de devoir abandonner son domicile, forcé d'opter pour une maison de retraite, d'où une rupture brutale avec ce qui faisait le charme d'une vie indépendante?

Cependant, une initiative intéressante se montre prometteuse au Creusot, en Bourgogne, où depuis près d'un an a été ouverte, en location, une résidence solidaire. Les locataires, qui sont pour un tiers des personnes âgées, pour un tiers des familles et pour le dernier tiers des couples sans enfants, sont liés par une charte de solidarité, car la pratique de l'entraide est demandée à chacun.

Les plus jeunes feront les courses ou un peu de bricolage au profit des aînés qui pourront faire profiter leurs cadets de leur expérience, garder les enfants, apprendre aux jeunes marié(e)s les secrets des bonnes confitures, veiller au grain, etc...

Ce type de résidence doit permettre aux anciens de rester autonomes plus longtemps, aux nouveaux couples de bénéficier du contact avec toutes les générations. En fait, c'est la reconstitution des communautés de personnes telles qu'elles existaient il y a quelques décennies (ou dans d'autres pays) quand les familles n'étaient pas aussi éclatées aujourd'hui, et qu'une certaine générosité s'exprimait d'une génération à l'autre, avant la dictature du « chacun pour soi ».

Retarder l'entrée des personnes âgées en maison de retraite, ce n'est pas seulement une bonne chose au plan économique. C'est donner aussi un nouveau sens à la vie de plusieurs générations ainsi réunies... en évitant, autant que possible, la ghettoïsation des plus âgés.

 

 

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 02:23

 

L'ABBAYE DE LA FERTE DEVENUE MAISON DE FAMILLE, A VISITER

En Bourgogne, je ne serai jamais à court d'idées car je suis loin d'avoir épuisé le sujet, chaque balade étant l'occasion de découvertes nouvelles. Plus on progresse, et plus l'horizon s'élargit !

Au sud de Chalon-sur-Saône et de la forêt domaniale de la Ferté, c'est le patrimoine qui se marie à la nature. Nous sommes dans la vallée de la Grosne où les lacs de Laives offrent aux visiteurs la détente de la pêche, de la baignade et du pédalo, sans oublier la gastronomie au restaurant du Bout du Monde, assez bien nommé, et où se dégustent cuisses de grenouilles et petites fritures de poissons de la région.

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Cependant, l'autre pôle d'attraction est plus culturel : il s'agit d'une luxueuse demeure du 17e, qui n'est pas à proprement parler un château, mais évoque la création de l'abbaye du 12e siècle, quand l'évêque de Chalon-sur-Saône consacra en 1113 la première « fille de Citeaux » sous le nom de ND de la Ferté, Ferté provenant du latin Firmatatis qui indique la fermeté de la règle cistercienne. L'abbaye connut une grande croissance jusqu'au 14e siècle et Jean Sans Peur, pour protéger les propriétés des moines, créa remparts et douves ce qui n'empêcha pas la destruction par le feu lors des guerres de religions.

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La restauration entreprise au 16e siècle fut achevée à la fin du 17e et si l'ensemble était colossal, on ne fait que l'imaginer aujourd'hui : autour d'une vaste cour un cloître destiné à la déambulation et à la méditation des moines, desservant à l'est le réfectoire, les cuisines, les caves, à l'ouest une grande église, au nord les logements des religieux et au sud le palais abbatial qu'on visite aujourd'hui et qui conserve un lustre certain, montrant comme s'organisait la vie quotidienne des princes de l'église.

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Le matériel scientifique d'une famille d'inventeurs


L'abbaye perdit peu à peu de son lustre et à la Révolution, les derniers moines furent expulsés et l'abbaye vendue comme bien national, puis démantelée, le seul bâtiment épargné étant le palais abbatial qu'entourent de beaux jardins à l'anglaise, aux bords de la rivière dont chante la cascade.

Ce palais va devenir le berceau d'une belle famille de savants et d'inventeurs dont on peut encore admirer le précieux matériel expérimental. Mais je ne raconterai pas ici leur histoire, car l'un des descendants, Jacques Thénard, la dira mieux que moi lorsque vous lui rendez visite, avec son amour et sa passion communicatifs pour la noble résidence où il se plaît à recevoir l'été, toute une famille qui avoue une préférence pour la chambre de l'abbé...

En flânant dans le parc, vous ne rencontrerez pas de panneaux d'interdiction mais seulement la mention « réservé à la famille » chacun comprenant ainsi qu'une certaine intimité doit être respectée

La Ferté fait donc partie des propriétés de Bourgogne où les visiteurs sont accueillis par les propriétaires en personne. Un précieux privilège qui mérite l'expression de notre gratitude... De surcroît les quelques euros laissés à la caisse subventionnent l'entretien onéreux de ces merveilles historiques, d'autant plus précieux que les subventions de l’État se font rares.

http://www.abbayedelaferte.com/

06 22 91 40 11
03 85 44 17 96

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A noter sur place : chambres d'hôtes et salle de mariage dans l'ancien réfectoire des moines

 

 

 

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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 02:07

AUTUN EN IMAGES

Pour une fois je ne vais pas trop écrire, mais vous proposer une balade en images dans Autun (Bourgogne) réalisée à vélo ce qui représente un tour de 12 km. Particularité : aucune photo d'archives mais uniquement celles prises lors de cette balade matinale du 4 septembre 2012, d'où une certaine unité de la prise de vues (avec un petit appareil numérique Samsung)!

Je mets les photos dans l'ordre de la prise des clichés qui démontrent qu'Autun est à la fois médiévale et romaine !

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Maison à tourelle près du temple de Janus




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Autun ville à la campagne

 

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Le temple romain de Janus

 

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La porte romaine d'Arroux se mire dans le Ternin, affluent de l'Arroux

 

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La porte d'Arroux du pont sur la rivière du  même nom

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L'église Saint-Jean

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La porte Saint-André ; la tour de droite abrite le temple protestant

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Jogging au cirque romain

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Cathédrale et lycée militaire vus du lac dit du Vallon

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Le Pyramide (ou pierre) de Couhard deux fois millénaire : à cent mètres d'altitude au dessus  de la ville

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Le toit du lycée militaire au dessus des remparts et du vieux cimetière

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Maison sculptée rue de l'Arquebuse

 


 

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L'actuel évêché

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La cathédrale romane porte le nom de Lazare

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Belle maison ancienne vue du jardin de la cathédrale

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Remparts non loin de la tour des Ursulines

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Tour des  Ursulines

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Passage Balthus qui donne sur le champ de Mars

 

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Lycée Bonaparte où étudia le futur Napoléon 1er

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Mairie un jour de fête

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La tour Marchaux en basse ville

Pour conclure : vous connaissez beaucoup de petites villes possédant un tel patrimoine ? J'attends vos commentaires !!!

 

 

Dominique Arnaud. Blogs :

 


 


 

 


 



 


 


 

 


 

 


 


 


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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 02:49

Il y a deux ans, j'avais été fort séduit par une visite dépaysante, celle du temple des Mille Bouddhas à La Boulaye, à quelque trente kilomètres d'Autun.

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En pleine nature s'y respirait la sérénité dans un décor oriental aussi fantastique que coloré. Ce centre bouddhiste créé en 1974 méritait l'attention des visiteurs non seulement par les nombreuses et luxueuses représentations de Bouddha, laissant d'ailleurs une large place à la féminité, mais aussi par l'abondance de l'iconographie et la richesse de l'architecture. Quant aux mandalas, ils favorisaient une paisible méditation tandis que les espaces de prière et de vie accueillaient les stagiaires et que la boutique présentait de nombreux livres sur le bouddhisme ainsi que des objets d'artisanat, lui donnant une dimension culturelle.

Cependant, je n'aurais plus envie, désormais, de me rendre en ce lieu de recueillement et de prière. Je n'en aurais plus envie après les événements qui ont été révélés par la presse régionale.

Déjà l'an dernier la réputation du temple avait été entachée par une affaire d'abus de faiblesse dans laquelle trois lamas étaient mis en cause. Le pire n'était pas encore révélé.

Dans le Journal de Saône-et-Loire du 1er septembre, une enquête journalistique publiée sur deux pages annonce que des lamas sont accusés de viols, ce qu'étaye le témoignage d'une victime, et que plusieurs plaintes ont été portées. Tandis qu'un lama est en détention provisoire, une enquête financière est par ailleurs ouverte.

Ce temple a perdu pour moi tout son lustre et son avenir est sans doute assombri. Alors que l'église catholique est confrontée aux actes pédophiles commis par certains de ses ministres du culte, et que les garçons jouets sont abusés en terre afghane, l'expression « On ne sait plus à quel saint se vouer » n'a jamais été autant d'actualité ! Loin des sanctuaires bâtis par l'homme imparfait, je préfère les cathédrales de la nature, dont chaque arbre est un pilier !

 

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 02:26

COURIR JUSQU'AU TOIT D'AUTUN !

Pour découvrir cette ville patrimoniale de Bourgogne, rien de tel que l'itinéraire pédestre et forestier conduisant à la Croix de la Libération et à son magnifique panorama sur Autun, ses monuments et son environnement, décrit précédemment sur ce blog.

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Le panorama de la Croix de la Libération

Cependant, il est un autre moyen, qui demande du souffle. Je ne vous parlerai pas de la montée à vélo, que je connais bien, et qui exige un certain effort dans la rampe frisant les 8% mais de la course à pied, compétition dite Montée de la Croix qui aura lieu le dimanche 7 octobre

Le départ sera donné à 10 h au plan d'eau du Vallon (école de voile) la distance à parcourir étant de 10,6 km pour une dénivelée de 293 mètres. En fait ça monte jusqu'à 600 mètres d'altitude avant de redescendre un peu vers le monument qui domine l'Autunois. Certes, ce n'est pas le tour du Mont-Blanc, mais l'épreuve demande quand même un bon entraînement

La course est ouverte aux non-licenciés, à partir de la catégorie cadets, et l'inscription est gratuite pour les féminines. Tous renseignements complémentaires sur le site du Stade Athlétique Autunois : http://www.saautun-athle.com/croix.htm

 

 

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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 10:56

 

Alors que le débat est d'actualité sur l'exploitation du gaz de schiste, controversée pour ses risques environnementaux, il me semble intéressant d'évoquer une page de l'histoire d'Autun, en Bourgogne, où jusqu'à la seconde partie du 20e siècle étaient extraits des schistes bitumineux, dont le principal témoin reste l'ensemble de deux terrils dits Les Télots qui font partie du paysage autunois ainsi que le montre cette image.

itinéraire 3 croix libération brisecou (7) R PANORAMA AUT

 

L'information qui suit est extraite du site http://www.industrie-bourgogne.fr/184-la-bourgogne-une-region-miniere qui résume bien cette question (l'ensemble de l'article est digne d'intérêt)

 

Les schistes bitumineux d'Autun

Le bassin d’Autun est souvent considéré comme le berceau de l’industrie schistière. Bien avant que le pétrole n’ait été découvert, on extrayait à Autun l’huile de schiste. Le bassin d’Autun (environ 250 km2) forme une dépression comblée de formations schisteuses et de formations houillères. Les formations schisteuses contiennent des hydrocarbures qui ne peuvent être extraits que par pyrogénation. Le gisement schisteux se présente sous forme de couches feuilletées de faible épaisseur affleurant en surface et s’enfonçant jusqu’à 1200 m, seules, les formations superficielles, jusqu’à une profondeur de 300 m, ont été exploitées. Le traitement pour l’obtention de pétrole lampant était réalisé sur place (distillation, raffinage). L’exploitation débute en 1838, prend un grand essor autour des années 1860 puis l’importation du pétrole ruine l’industrie des schistes. Un programme d’extension pendant la guerre 39-45 ne permet pas le redémarrage de l’activité. En 1957, l’arrêt est effectif, sans que le gisement soit véritablement épuisé, en raison du prix prohibitif de l’huile brut fabriquée en comparaison du prix du pétrole brut. Des études réalisées autour des années 1974 en vue d’examiner l’opportunité d’une reprise de l’exploitation des schistes bitumineux n’ont, à ce jour, pas eu de suite.



J'ajouterai qu'on trouve de nombreuses précisions sur ce sujet au musée d'histoire naturelle de'Autun, à visiter !

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  • : La Bourgogne révélée d'Arnaud
  • La Bourgogne révélée d'Arnaud
  • : Auteur d'un blog sur le "Mexique révélé" mais aimant aussi la Bourgogne, région tellement française, il me fallait bien créer une page particulière à propos du paradis des gastronomes, des amoureux de la nature et du patrimoine. L'ancien journaliste que je suis trouve là le moyen de renouer avec ses anciennes rubriques. Dominique Arnaud
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